| jeudi 09 août 2007, a 18:54 |
| La politique culturelle de Nicolas Sarkozy : entre Malraux et Lang. |
Dans
sa lettre de mission adressée, le 01 août 2007, à Madame Albanel, le président
Sarkozy définit ses objectifs et le calendrier : « l’objet de cette lettre de mission est de
vous préciser les points qui, parmi ces engagements, nous paraissent
prioritaires et sur lesquels nous vous demandons d’obtenir rapidement des
résultats ».
Le
calendrier est court : « Nous
ferons le point d’ici un an de l’avancement de votre mission et des inflexions
qu’il convient, le cas échéant, de lui apporter ».
Pour
éviter tout malentendu sur ses attentes : « Nous insistons sur le fait qu’un bon ministre ne se reconnaîtra pas à
la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la
réalisation du projet présidentiel, y compris sur le plan financier ».
Après
avoir rendu hommage à André Malraux et rappelait qu’il fallait rendre
accessibles les œuvres capitales de l’humanité à tous, il rend un vibrant
hommage à Lang, sans citer son nom.
Le
constat de départ est pertinent : « De
fait, notre politique culturelle est l’une des moins redistributives de notre
pays. Financée par l’argent de tous, elle ne bénéficie qu’à un tout petit
nombre ».
Tous
les acteurs de la vie culturelle ont toujours eu ce choix, la culture pour
tous.
La
mission de la Ministre
est très large (et tout cela en quasiment un an) :
« Sur l’ensemble des
points de cette lettre de mission ; vous nous proposerez des indicateurs
de résultat dont le suivi sera conjoint. Nous souhaitons que figurent,
notamment, parmi ceux-ci, l’augmentation des enseignements culturels et
artistiques à l’école, l’accroissement des programmes culturels à la
télévision, l’augmentation de la fréquentation des musées, des théâtres, des
bibliothèques et de tous les autres lieux de culture, l’ouverture de nouveaux
sites et monuments au public, les progrès de la gratuité, le développement du
mécénat et des autres formes de financement privé de la culture, l’amélioration
de la place de Paris sur le marché de l’art et de nos artistes sur le marché
mondial, l’accueil des élites culturelles et artistiques étrangères,
l’amélioration de la situation de l’industrie musicales et de la presse
écrite. »
Qui
pourrait-il être en désaccord avec des telles ambitions sur le plan
culturel ?
Le
vrai problème est que tout cela ne se décrète pas !
Que
le Trouvère de Verdi a été vu en prime time par 1,9 millions de spectateurs et
la 7° compagnie par 9 millions de spectateurs !
Il
ne faut pas baisser les bras mais il faut être réaliste. Est-il bon de lancer
tant de chantiers, en même temps ? Ne va-t-on pas vers une dilution des
programmes ? A suivre. www.amiens-culture.com
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